déc 062013
 

2013-moussi_0713Beaucoup de choses étonnantes se produisent en une fraction de seconde, mais cela va souvent trop vite pour les observer. La photographie à haute vitesse ou « Open Flash » est l’art de photographier un événement survenant rapidement et de le figer pour mieux l’observer. Cette technique, c’est ce qu’a utilisé une classe du collège Colette à Saint Priest dans la périphérie de Lyon pour le projet « Comment photographier l’invisible ». Participant à l’Exposciences régionale du Rhône, il fut repéré par le CIRASTI pour partir à l’Exposciences internationale d’Abu Dhabi en septembre 2013.

Deux mois après le voyage, les jeunes participants, Corentin Carrasco, Lina Chaabouni, Jade Kechiouche, Bilal Harbi ainsi que leur professeur, Ouissem Moussi et leur accompagnant Jerôme Alaize se sont réunis le 19 novembre dans l’enceinte même du collège pour le vernissage de leur exposition de photos. 2013-moussi_0715Entourés de tous les partenaires du projet – mairie, rectorat, entreprises de proximité, médias et bien entendu le CIRASTI – c’est dans une ambiance chaleureuse que les participants ont présenté leur travaux et fait un retour sur leurs aventures aux Émirats. De son côté, leur professeur a évoqué la poursuite du projet « Sculpture liquide » avec d’autres élèves au vu des prochaines Exposciences, régionale, numérique, nationale et internationale mais aussi, et nous les encourageons, des galeries d’art!

Les Exposciences, ils s’en souviendront… Et ils resteront fidèles! Les éléments positifs sont innombrables…: valorisation des élèves, investissements, cohésion du collège autour du projet en partance pour Abu Dhabi, regard différent sur le monde, découverte, l’Exposciences suscite l’ambition…

Plus particulièrement2013-moussi_0732t pour ce projet, il « suscite l’intérêt des élèves pour la technologie et la science. Cela permet de rappeler également à notre communauté éducative (élèves/parents/professeurs/collectivités…) que la science aussi s’expose et se partage et qu’elle fait partie intégrante de la culture au même titre que le théâtre ou le cinéma par exemple !!

Comment photographier l'invisible?Nos élèves ont vécus une expérience très riche et intense qu’ils n’avaient jamais vécu auparavant. Pour une élève de notre groupe c’est son premier voyage sans sa famille, la première fois qu’elle quitte la France, la première fois qu’elle passe une nuit dans un hôtel, la première fois qu’elle prend l’avion… Ce fut pour elle je cite « le plus beau voyage de toute ma vie », cela en dit long sur l’impact de ce genre d’expérience auprès de nos jeunes, qui rappelons-le, sont issus de quartier populaire, scolarisés en collège ZEP… et pour qui malheureusement la culture et la science n’est pas toujours la priorité…

Nous pouvons dire que l’ESI 2013 a été un facteur de motivation très important dans le développement de notre projet. 2013-moussi_0708Nous avons été plus exigeant dans nos travaux et cela nous à permis de trouver la motivation pour développer davantage notre travail, cela est vrai pour les élèves mais également pour le professeur responsable du projet. Lors de l’ESI 2013 les échangent furent très intéressants et cela nous a incité à faire évoluer davantage nos idées. Par exemple nos systèmes électroniques relativement « basiques » au début du projet n’ont cessé d’évoluer en précisions et en fonctionnalités. Nous avons même prévu dans notre nouveau projet des deux années scolaires 2013-2015 de faire évoluer notre système électronique analogique vers un système entièrement programmé, commandé par un microcontrôleur ARDUINO depuis une interface informatique….

Nos élèves lorsqu’ils sont intéressés et motivés sont capables de faire de belles choses, de s’investir efficacement et ce genre d’événements contribue à créer des temps forts qui vont dans ce sens.

Même si l’ESI n’est pas une fin en soi, elle s’inscrit néanmoins comme un temps fort de la vie du projet scientifique, elle contribue à son développement et apporte un échange, un partage, un souffle qui lui permet de repartir et aller encore plus loin.

Notre projet arrive au terme de sa première année, j’espère qu’il ne cessera d’évoluer pour le plus grand plaisir de mes élèves, et le mien en tant qu’enseignant en particulier. » Ouissem Moussi, professeur de technologie.

Le CIRASTI souhaite plein de réussite à ce projet exemplaire et espère que cela donnera des idées à pleins d’autres!

Pour voir l’affiche de leur vernissage: cliquez ici

Et pour voir et revoir le retour sur la délégation française à Abu Dhabi en vidéo: cliquez ici

 Publié par à 16 h 51 min

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