Historique

 

En 1985, dans le cadre de l’année internationale de la jeunesse décrétée par l’UNESCO, est Fondation CIRASTI_deforganisée le premier Rendez-vous mondial des Sciences et de la Jeunesse à Toulouse, figurant la première Exposciences du Cirasti créé à cette occasion.

De Toulouse au Québec et dans les régions de France ont fleuri chaque année des Exposciences devenues, avec les Sciences Buissonnières, le principal outil pédagogique du Cirasti. Ces manifestations, constituées de projets scientifiques et techniques réalisés par des jeunes de 5 à 25 ans, sont un outil de sensibilisation et d’ouverture vers les sciences et la culture. Celles-ci sont activement portées en France par les collectifs d’associations régionales en lien avec le Cirasti et sur le plan international en lien avec le Milset (Mouvement International pour le Loisir Scientifique et Technique), créé durant l’Exposciences Internationale du Québec en 1987.

« Mieux comprendre le monde, pouvoir débattre des grandes orientations que la science nous propose, être actif et entreprenant ; construire l’avenir avec lucidité, courage et confiance ; enfin, réussir sa vie personnelle en participant à la réussite de la vie sociale : voilà « le portrait de l’honnête homme » de demain auquel le Cirasti souhaite contribuer. Encore faut-il que ceci ne soit pas simplement le fait d’une élite mais accessible à tous »

1985 : A la suite du premier « Rendez-vous mondial des Sciences et de la Jeunesse » les associations et fédérations de jeunesse et d’Education populaire organisatrices de cette manifestation fondent le Cirasti.

1987 : Le MILSET est créé à la suite de l’Exposcience internationale de Québec. Cette association est chargée de l’organisation de manifestations internationales autour de la culture scientifique et technique.

1994: Le premier Conseil National du Cirasti réunit à Bourges 60 représentants des associations membres.

1994: Première Exposciences nationale du Cirasti à la Cité des Sciences et de l’Industrie.

1996 : La première Exposciences européenne a lieu à Prague, où la délégation française présente 16 projets de jeunes.

2000: Deuxième Exposciences nationale au Muséum National d’Histoire Naturelle.

2000: Colloque Science et Culture avec le ministère de la Culture et de la Communication.

2001: Création du label Regards croisés avec le ministère de la Culture et de la Communication.

2001: Huitième Exposciences internationale à Grenoble.

2002: Rencontres de Carcassonne.

2005: Création de l’Observatoire national des Exposciences.

2008: Colloque Science et Langue Française.

2010: Création du Conseil Scientifique et Pédagogique

2013: Les premières Assises nationales des Exposciences.

Mélangeant des associations spécialisées en animation scientifiques et des réseaux généralistes de l’Education populaire (MJC, centres de loisirs, Foyers Ruraux), le Cirasti est devenu un interlocuteur international, il est territorialisé dans la plupart des régions françaises et est devenu un entrelacs de creusets d’échanges, de nouvelles stratégies et d’amplification, assumant même un rôle de porte-parole de l’Éducation populaire pour la thématique de la CST.

L’arrivée des Exposciences en France

L’arrivée des Exposciences en France se place dans le contexte de l’Education Populaire, de la pratique des Sciences dans l’Enseignement Secondaire et de la Vulgarisation Scientifique des grands Musées Nationaux des années 60.
Pour faire simple on peut indiquer que le panorama est constitué par :

  • L’absence de laboratoires et d’ateliers dans de nombreux lycées ne permettant pas les pratiques expérimentales.
  • La mise en place de Clubs dans les grands équipements : Club Jean PERRIN au Palais de la Découverte dirigé par M. Jean ROSE, Club des Jeunes techniciens au Musées du CNAM dirigé Jean DAUMAS, Clubs Naturalistes au Muséum dirigé par Jean DORST.
  • L’existence de deux associations nationales pour les clubs scientifiques:  Les Clubs Jeunes Sciences créés et présidés par André THIRION en 1958, qui s’appuient sur des Clubs dans les lycées, L’Association Nationale des Clubs Scientifiques (ANCS) créée en 1962 par M. DUBOST et présidée par M. Louis COUFFIGNAL qui s’appuie sur des clubs parascolaires ou de loisirs.

Dans le panorama français, de nombreux clubs ou d’activités amateurs sont actifs en astronomie, fusées entomologie, vulcanologie, botanique, modélismes de tout ordre, radio amateurs, etc… Pour l’international, un Comité Intérimaire de Coordination des Activités Scientifiques et Techniques des Activités Scolaires et Extra Scolaires (CIC), a été installé à BRUXELLES Belgique en 1958 à l’initiative de Francis WATTER et présidé par M. STEVENS. Il est partenaire de l’UNESCO qui développe ses Clubs et publie un manuel resté célèbre.

M. Roger BLAUWART, Secrétaire Général de l’ANCS et André THIRION en sont les acteurs français principaux.
Depuis les années 40, des initiatives pour encourager la pratique des sciences pour les jeunes, avec une tendance à la découverte de talents, se sont installées (Sciences Service depuis 1942 aux USA). On trouve les Exposciences au CANADA, en BELGIQUE et en ARGENTINE, les Olympiades, l’Expo ZENIT en Europe de l’Est, Jugensforscht en RFA, London Fortnight en ANGLETERRE, etc… A l’occasion de l’Exposition Universelle de MONTREAL en 1967, le CIC décide d’organiser son premier Congres Mondial et son assemblée générale pour remplacer dans son titre Intérimaire par International.
La délégation française préparée par Hervé MOULIN et Maryse TISSOT constituée de beaucoup de membres du Club FUSEE GETS, des astronomes de l’AFAE de Pierre BOURGE sera une des plus importantes. Turbulente pour l’organisateur Georges Mac GOWAN, elle laissera tout de même moins de traces que le passage du Général de GAULLE avec sa phrase célèbre « VIVE le QUEBEC LIBRE » du 24 juillet 1967.

C’est au retour qu’est décidé de créer la Fédération Nationale des Clubs Scientifiques sous la présidence de M. ROSE et le soutien du Centre National d’Etudes Spatiales. Sa première manifestation sera une présentation de projets de jeunes au Palais de la Découverte avec la participation d’associations d’éducation populaire, CEMEA, FRANCAS, ainsi que les spécialisées en sciences et techniques. On peut en faire le prototype mais elle ne sera pas suivie d’autres éditions dans l’immédiat. C’est le Concours Philips qui va occuper le terrain avec les Olympiades et d’autres formes de propositions de réalisations. Les années 70 vont être très occupées avec les grandes réformes des pratiques à l’école avec l’éveil, la formation des enseignants, et le périscolaire avec le 10%, les classes transplantées, les Projets PACTES de la Mission LUC et cela, en coordination avec l’INRP de M. HOST et Mme DEUFF et à l’Inspection Générale de MM DULOT et KILOTTI.
Pour l’extrascolaire, l’âge d’or de la naissante CSTI est lancée par le livre de ROQUEPLOT. Pour nous, c’est la période faste des camps d’été et des clubs avec le programme des Clubs Techniques soutenu par de nombreux agences et Ministères (DRAC, INSERM, CNES, INRA, ORSTOM, MACST, etc..) avec l’animation du BNIST de Mme DEGAIL.
C’est en fin de décennie que va être créée la Dotation de l’Eveil scientifique, formule de soutien aux projets par attribution de financements progressifs jusqu’à la présentation finale, avec le soutien des mêmes organismes. C’est en 1979 qu’à l’occasion de la réouverture de la Rotonde du Palais de la Découverte que s’organise la première Exposciences nationale avec environ 70 projets venant du scolaire et des loisirs.

Sur ces entrefaites arrive le projet du Président GISCARD porté par le rapport du Professeur Maurice LEVY, du MNST de la VILLETTE, avec quelques intentions troubles concernant l’avenir du PALAIS et du CNAM. Il sera sauvé auprès du président MITTERRAND par son président Paul DELOUVRIER qui va le mener tambour battant jusqu’à son ouverture en mars 1986. Il veillera à ce que les potentiels et les compétences de l’Education Populaire soient partie prenante des groupes de conception, d’exploitation, d’animation, de la formation, ainsi que des classes ViIllette, etc… Il en sera de même pour la mise en place de l’AMCSTI. Autre fait important, les ASSISES de la RECHERCHE de JP CHEVENEMENT tentent de muscler le rôle des centres de recherche et des universités au profit des composantes (déjà fort nombreuses) de la Culture et de l’Education aux Sciences et pas seulement des jeunes…
L’ANSTJ qui avec la bénédiction de la Jeunesse et des Sports a récupéré la fédération va proposer de s’incruster dans la première année mondiale de la jeunesse que l’UNESCO vient de décider pour 1985 en organisant les ASSISES INTERNATIONALES de l’ANIMATION SCIENTIFIQUE qui vont bénéficier des soutiens apportés par le gouvernement MAUROY à l’éducation aux sciences et à la culture populaire pour monter un budget conséquent et regrouper dans le Collectif d’organisation le CIRASTI nombre d’organisations nationales, d’agences et de ministères. Le président en sera M. Roger LESGARDS.
Finalement organisées à TOULOUSE, la ville du CNES, et fort bien soutenues par le nouveau Maire Dominique BAUDIS, elles seront une triple réussite :

  • Régionale avec dans la foulées les premières Exposciences en Rhône-Alpes
  • Nationale avec – la création du CIRASTI dédié aux Exposciences hexagonales
  • Internationale avec deux ans plus tard la création du MILSET lors de la première ESI de MONTREAL en juillet 1987. Tout naturellement la seconde sera attribuée à la France et ce sera l’ESI 89 de BREST en juillet avec l’implication forte de l’ABRET dirigés par JP TRILLET.

Un quart de siècle pratiquement aura donc été nécessaire pour arriver au régime de croisière. Le CIRASTI animé par le duo Albert VARIER Président et Claude ESCOT Délégué général va consolider son partenariat avec la Cité des Sciences avec l’arrivée à sa présidence de M. Roger LESGARDS et mettra en place un Conseil scientifique avec des personnalités comme Etienne GUYON, Jacques BLAMONT, Michel CROZON.

Les délégations régionales des mouvements d’éducation populaire en bonne entente avec les structures de musées et les CCSTI vont constituer des collectifs régionaux pour organiser les Exposciences en couvrant progressivement tout le territoire et en se structurant quand nécessaire en associations déclarées, les collectivités locales et le Ministère de la recherche étant les principaux bailleurs de soutiens financiers et de services.
Si la suite sera aussi Internationale avec de fortes présentations aux ESI du MILSET– une seconde aura lieu en France à GRENOBLE en 2001-, la dimension nationale ne connaîtra qu’un épisode en 1994 à la Cité des Sciences.

Mais c’est une autre histoire……

Jean-Claude GUIRAUDON
Président du CIRASTI
Le 15 février 2013

 Publié par à 18 h 34 min

 Laisser un commentaire

(requis)

(requis)


*